Le rêve américain (revisité )





Depuis 2015, la Galerie Catherine et André Hug explore – à travers un cycle de neuf expositions – la validité du rêve américain dans nos sociétés contemporaines. Pensé comme un corpus photographique questionne le mythe ou encore revisite son iconographie, le choix des séries présentées s’étale des années 60 à nos jours. De la première visite de Raymond Depardon à Manhattan dans les années 80, aux dernières séries de Mona Kuhn en Californie, le propos qui relie les expositions se construit au gré de diverses écritures photographiques : autofictions de Kourtney Roy qui réinvente les paysages américains, ou bien collecte de photographies de familles américaines des années 60 – l’image du bonheur américain – assemblées patiemment par Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf pour une création à quatre mains. Franchir la frontière mexicaine clandestinement, sous l’objectif de Susan  Meiselas, pour accéder au rêve d’une vie meilleure, et ce, malgré les nombreux dangers qui guettent les migrants, ou encore traverser avec Philippe Chancel le désastre de la ville de Flint et les conséquences d’une désindustrialisation qui pointe le désintérêt pour ces villes abandonnées désormais à leur triste sort. Le rêve américain est aussi celui des grands espaces, de la route et de l’aventure. Dennis Stock nous entraîne dans son voyage californien de 1968, par la route de San Diego. La grâce des uniques ferrotypes de Joni Sternbach s’inscrit dans une escale intemporelle, celle de la vie rêvée des surfeurs. Arrivés au bord du Pacifique, la méditation s’intensifie avec l’horizon offert par Will Adler et Morgan Maassen.

 

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